Je fais le tour du globe

Le plan original était de rouler pendant un an. Pédaler 15 000 km de l'Angleterre au Vietnam. Quelque part en chemin, j'ai plutôt décidé de poursuivre ma route. Et de faire le tour du globe.

Cette décision, je l'ai prise en septembre dernier, quelque cinq mois après mon départ. J'étais encore loin d'être au bout de mes peines, mais après avoir franchi les Alpes dans la neige, le désert kazakh en août, et les montagnes du Tadjikistan, j'étais maintenant convaincu que j'avais la force nécessaire pour revenir jusqu'à la maison en vélo.

En fait, pas seulement la force nécessaire, mais l'envie de le faire.

Et puis, le tour du monde, ça sonne pas mal plus incroyable que « seulement deux continents », non ?

Comme je racontais fin septembre à Patrick Lagacé de La Presse, je n'en reviens toujours pas de la possibilité de traverser pays après pays par la force des jambes. Peut-être encore plus que les paysages fantastiques et les merveilleuses rencontres, le défi et la fierté de passer chaque frontière en bécyk à pédales me donne plus que la force physique et mentale nécessaire pour continuer cette aventure d'une vie.

 Le chemin parcouru en Europe jusqu'à la mer Caspienne.

Le chemin parcouru en Europe jusqu'à la mer Caspienne.

L'Asie

En fait, on dirait même que plus j'avance, et plus les kilomètres s'additionnent rapidement. J'ai souvenir de presque tous mes premiers 5 000 km, du départ en mars jusqu'au milieu de la Turquie en juin. Puis, les 5 000 suivants furent beaucoup plus difficiles, mais aussi encore plus agréables, m'amenant du Caucase à tous les pays en Stans de l'Asie centrale.

Et mes derniers 4 000 km en Asie du Sud-est sont passés si rapidement que j'ai peine à croire que je suis déjà dans cette région depuis presque quatre mois et autant de pays.

Présentement au Vietnam, la suite de mon itinéraire cycliste devrait me faire continuer encore un bout en Asie du Sud-est (Cambodge, retour en Thaïlande, puis Malaisie, Singapour, Brunei, Philippines), avant de me faire revenir sur le continent en Chine, suivi de la Corée et du Japon.

Évidemment, tout ceci est sujet à l'obtention des visas et transports nécessaires !

 Le chemin parcouru, et à faire, en Asie.

Le chemin parcouru, et à faire, en Asie.

Les Amériques

Finalement, je traverserai le Pacifique d'une façon encore inconnue. Et je ne sais pas non plus à quelle hauteur. Toutes les options sont encore ouvertes, de Vancouver à Buenos Aires. Je ne veux pas tout planifier d'avance, laissant plutôt un peu de place à l'improvisation et à la motivation du moment.

Ce que je sais, c'est que vous me verrez éventuellement arriver de l'ouest, et que les plus motivés d'entre vous pourrez rouler la dernière journée en ma compagnie. Jusqu'au fil d'arrivée, jusqu'au fil de départ.

 Il reste encore pas mal de paysages à voir et à traverser !

Il reste encore pas mal de paysages à voir et à traverser !