Louis-Jacques Bouchard, 66 ans, nouveau cycliste

« Je n’ai jamais été un grand sportif dans ma vie, mais (...) J’ai suivi tes aventures à vélo tout au long de ton périple et cela m’a donné le goût de commencer à faire du cyclotourisme. »

Depuis le début de mon aventure cycliste, je me suis mis à recevoir des messages. Souvent des encouragements, beaucoup de questions, et à l'occasion des mots de remerciements. Comme celui de Louis-Jacques Bouchard qui, il y a quelques mois, me disait venir de prendre sa retraite et avoir décidé de se mettre plus sérieusement au cyclotourisme. À mon tour j'ai été inspiré, et touché, par son message et ai décidé de lui poser quelques questions.


1- M. Bouchard, parlez-nous un peu de vous.

Je suis natif de Québec, mais j’ai vécu toute mon enfance et mon adolescence au Saguenay. Ma vie professionnelle s’est surtout déroulée à Québec, où j’habite depuis quarante ans. J’ai commencé à voyager très tôt, allant de la Martinique à l’Europe, du Japon au Cambodge en passant par le Vietnam et Cuba, bien entendu le Québec, le Canada et l’est des États-Unis.

 En Bretagne.

En Bretagne.

 En Gaspésie.

En Gaspésie.

2- Quand et comment avez-vous commencé à faire du vélo?

J’ai découvert dans mon enfance le plaisir de faire de la bicyclette, dans mon quartier, dans ma ville, comme tous les jeunes, et j’ai continué sporadiquement en vieillissant. J’ai surtout utilisé le vélo pour le plaisir des randonnées autour de chez moi et pour aller travailler l’été. Depuis plusieurs années, je fais du vélo en compagnie de ma sœur avec laquelle j’ai découvert les pistes cyclables de la région de Québec.

3- Comment s’est faite la transition entre la promenade et le voyage à vélo?

Ce n’est que récemment que j’ai eu le plaisir de faire du cyclotourisme. L’an dernier, j’ai fait une première expérience de Québec à Tadoussac en vélo à assistance électrique que j’ai beaucoup apprécié. Puis cette année, je me suis lancé dans mon aventure gaspésienne en autonomie totale avec un vélo traditionnel de cyclotourisme.

Après avoir regardé et suivi tes aventures, mon intérêt pour le cyclotourisme s’est soudain amplifié et je me suis dis, pourquoi pas moi, et ce, malgré mon âge… Pendant tout l’hiver, j’ai fait des recherches et je me suis procuré l’équipement nécessaire pour le voyage. M’étant à l’origine organisé pour faire ce périple en vélo à assistance électrique, j’ai changé d’avis quelques semaines avant de partir en juin dernier. Je me suis alors fait monter un vélo selon mes désirs chez un marchand de Québec. Un vélo pour aller loin, loin, loin…

La motivation, je l’ai trouvée dans tes aventures, dans le support et l’encouragement de mes amis de partout et dans le désir de faire une transition vers la retraite en restant actif et en découvrant de nouveau le Québec à petite vitesse.

 En Bretagne.

En Bretagne.

 Dans sa tente.

Dans sa tente.

 Sous la pluie.

Sous la pluie.

4- Vous êtes la preuve qu’il n’y a pas d’âge pour partir à l’aventure et vivre ses rêves. Que diriez-vous aux gens qui auraient envie de faire comme vous?

Il n’y a effectivement pas d’âge pour commencer à réaliser ses rêves. Il faut bien sûr se créer des projets selon nos désirs tout en étant réaliste et adapter le tout à notre condition physique. Tout est alors possible.

En ce qui concerne le cyclotourisme en autonomie totale, je pense que c’est un excellent moyen de découvrir le monde et les gens qui l’habitent.

*Toutes les images sont tirées du blogue de M. Bouchard, que je remercie beaucoup.